Algues vertes en Bretagne

La pollution aux algues vertes, moins visible qu’à d’autres périodes, est toujours présente sur les plages bretonnes et sur d’autres sites, en Poitou-Charentes et en Normandie.

Ces marées vertes générées par l’agriculture intensive dépendent aussi des conditions météorologiques. Pour éradiquer le phénomène, il faudrait modifier en profondeur le modèle de production agricole.

La qualité des eaux s’améliore grâce à la baisse des concentrations en nitrates, à l’origine des algues vertes en Bretagne. Depuis une quinzaine d’années, on constate dans toute la région une stabilisation puis un  léger recul  de l’ordre de 20 %, de ces nitrates liés à l’agriculture. Le Plan de lutte contre les algues vertes, lancé en 2010, a permis de généraliser des actions d’amélioration des pratiques agricoles dans certaines zones, et de créer une prise de conscience des agriculteurs dans d’autres.

On ne peut cependant pas dire qu’il y a un recul du phénomène. Les marées vertes concernent principalement la partie ouest des Côtes-d’Armor, la baie de Douarnenez, la baie de Fouesnant et la côte nord du Finistère. Les tonnages d’ulves collectées  ont été de 40 000 tonnes en 2015 contre 42 000 en 2006. Certes, les records régulièrement atteints au début des années 2000 n’ont pas été battus. Mais les niveaux observés à l’heure actuelle sont relativement élevés, notamment dans les baies les plus polluées.

Le processus

La pollution provoquée par la décomposition des algues vertes "ulva armoricana" est une vraie menace pour la santé publique.  En Avril 2011, en raison des fortes chaleurs précoces, des plages sont déjà envahies par les algues mais le nettoyage ne pourra se faire que lorsque la quantité le permettra  avant le début de la saison touristique.

L'invasion de certaines plages par des tonnes d'algues vertes se manifeste en Bretagne depuis le début des années 1970, mais la prise de conscience de ce phénomène écologique ne s'est faite que vers les années 1980. la première étude relative au problème des algues vertes a été publiée en 1977.

Ce sont les baies semi-ouvertes, pourvues d'un ou plusieurs cours d'eau, qui sont le plus sujettes à la prolifération incontrôlable de ces algues. Par exemple, les baies bretonnes de Lannion, Saint-Brieuc et Douarnenez.

En Bretagne, ce sont les départements du Finistère et des Côtes d'Armor qui récoltent l'essentiel de ces algues vertes, indésirables et envahissantes.



Que sont ces algues ?

"Laitue de mer", "salade", "algue de la pollution", l'algue verte se fait traiter de tous les noms...

L'ulve est une algue "cosmopolite" et "opportuniste", pas difficile à vivre, à la croissance exponentielle, pour peu que soient réunies les conditions nécessaires à son épanouissement : ensoleillement, profusion de nutriments et déplacement minimum de la masse d'eau dans laquelle elle se développe en suspension. Elle prolifère donc essentiellement entre avril et juillet, surtout sur les plages et les fonds de baies.

L'ulve est capable d'accumuler de grandes réserves et traduit presque intégralement l'absorption des nutriments disponibles en croissance. Si le taux de phosphore présent dans l'algue reste stable, ce n'est pas le cas de l'azote, facteur limitant de la croissance de l'ulve. Ce nutriment indispensable provient des apports terrigènes, résultant du lessivage des sols gorgés de l'azote des fertilisants agricoles.

Une fois échouée, l'ulve se dégrade si elle n'est pas reprise par le flot suivant. Quelques semaines suffisent à sa minéralisation complète.



Immobilité de la masse d'eau

Une masse d'eau inerte empêche la dilution des sels nutritifs à l'estuaire. Cette inertie est favorisée par une configuration semi-fermée du littoral et l'absence de courants marins significatifs.

Un estran étendu et une plage en faible pente retiennent les masses d'algues.



Ensoleillement

C'est le soleil qui déclenche la pousse des ulves, mais c'est aussi lui qui peut, par un rayonnement trop intense, dégrader leurs pigments chlorophylliens et provoquer l'arrêt de leur croissance. En Bretagne, elles n'ont pas à craindre les coups de soleil.



Vagues et courants

Ce sont eux qui conditionnent l'échouage sur les plages des algues, mais ces facteurs sont difficiles à formaliser et ne présument aucunement du volume échoué.

 

Conséquences

Le volume d'algues ramassé annuellement et des coûts engendrés en région Bretagne sont en constante évolution d'une année sur l'autre.

Les nuisances sont tout d'abord d'ordre visuel et olfactif. Les touristes fuient les plages touchées par la marée verte. La putréfaction des tonnes d'algues dégage de l'hydrogène sulfureux, non seulement nauséabond mais aussi néfaste pour les espèces vivantes du milieu.

La décomposition des algues sur place réalimente en nutriments la prolifération des générations suivantes (le "jus" d'algue est chargé en azote minéral). De plus, une telle quantité d'algues en décomposition favorise la prolifération bactérienne. Cette décomposition est à l'origine d'inconvénients sanitaires liés aux émissions d'ammoniac et d'hydrogène sulfuré. Air Breizh a procédé au suivi des ces émissionns en 2004 et 2006 à St Michel en grève en baie de Lannion.

Commentaires

jeudi 07 juin 2012

Mariem dit :ulve

C'est un phénoméne catastrophique, je veux plus d'information sur ce phénoméne

dimanche 15 avril 2012

Tt dit :xxx

y manque un peu de chose mais c'est pas mal

lundi 14 février 2011

Xxx dit :tt

très bien

Auteur
*
Email (Invisible sur le site)
*
Titre
*
Message
Veuillez patienter ...