Boeufs sous le joug

Boeufs sous le joug

Boeufs sous le joug

Boeufs sous le joug


Cette alliance ne fut remplacée que peu à peu par celle de l'homme et du cheval, et ce dans les régions agricoles riches d'abord. Le joug, simple ou double, se posait entre les cornes et les oreilles, sur un coussinet de cuir. Les chevilles fendues au-dessus du joug servaient à attacher la longue courroie utilisée pour "joindre" le boeuf, qui ne peut déplacer la tête latéralement.

Légende photo :

En haut un joug à boeuf et un pour vache,  (1941-1946). Ensuite un joli joug venant de Corréze et un joug individuel (C). En dessous (B) les courroies qui servaient à fixer le joug sur la tête des boeufs.

Autrefois, pour mâter la fougue d'un jeune boeuf, l'on attachait le jeune et le vieux boeuf sous le même joug, pour qu'ensemble ils marchent du même pas. Il fallait cependant libérer souvent le vieux qui était blessé à l'endroit du joug par le jeune qui ne cessait de bouger.

Le dressage d'un attelage demandait plus ou moins de temps selon le caractère de la bête. En général on mettait sous le joug le boeuf ou la vache à dresser avec une bête qui l'était  déjà. Après quelques incartades que l'autre animal arrivait à maîtriser assez souvent, les réflexes se mettaient en place. L'attelage obéissait à la voix du maître. L'essentiel était fait, il ne restait plus, par la pratique quasi quotidienne, qu'à affiner les mouvements. On pouvait dire qu'un attelage était parfaitement dressé quand il était capable de tirer la charrue et faire demi-tour en bout de champ sans personne devant pour le guider ou le retenir.

Il y a encore 50 ans, dans les régions pauvres et montagneuses françaises on pouvait voir 2 et parfois 3 paires de boeufs attelés à la machine à vapeur sur roues ("moteur" de la batteuse) ou bien à de lourdes charges (grosses charettes, troncs d'arbres).

Dans la ferme traditionnelle, l'étable ouvrait sur la pièce  principale et le paysan pouvait ainsi nourrir les boeufs en leur présentant de la paille et, de plus, en hiver, bénéficier de la chaleur produite par les bêtes. Quelquefois un appentis appuyé sur un côté de la ferme servait d'étable aux boeufs.

Jusque vers les années 1950, il n’y avait pas un village qui n’ait son bourrelier. C’est lui qui faisait et entretenait entre autres les coussins et courroies qui servaient à mettre les boeufs au joug.

 

 

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