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Miel français : catastrophe

Pollens grillés, fleurs séchées, nectar évaporé : pour les abeilles butinant la lavande dans le sud de la France, les étés marqués par la sécheresse et la caniculesont synonymes de disette et pour leurs apiculteurs de catastrophe.

Cette année en raison des conditions climatiques, la récolte de miel de lavande  sera la plus catastrophique que nous ayons jamais connue dans la région "provence, alpes, côte d'azur". Elle sera même plus mauvaise que celle de 2003 qui avait été particulièrement noire pour les 4.000 apiculteurs du sud de la France.

Il n'est donc pas question d'exporter un gramme de notre miel, prisé par les Allemands et les Belges car pour satisfaire la consommation française annuelle, de l'ordre de 40.000 tonnes, la France doit importer du miel d'Espagne, de Hongrie, du Mexique, d'Argentine et du Canada (pour le trèfle), dont une partie est conditionnée et réexportée vers une quarantaine de pays.

Après trois ans d'une sécheresse sévère, l'été 2006, sans aucune goutte de de pluie, a porté le coup de grâce à la culture de la lavande. Il n'y avait plus de lavande sur pied dès le 10 juillet dans certaines zones. Tout était grillé. Les abeilles n'aurait eu que deux ou trois jours pour butiner un maigre nectar contre trois semaines en temps normal". Pour le miel "Toutes fleurs de Provence" bénéficiant d'une IGP (indication géographique protégée), la situation n'est guère plus brillante, avec une récolte divisée par deux: 50 tonnes contre 100 normalement.

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Même si la quasi-totalité de la France a été confrontée en juillet à la canicule, certaines régions productrices vont tirer leur épingle du jeu. Depuis deux à trois ans, la récolte d'acacia est bonne, notamment dans le Gâtinais réputé pour ce miel. La récolte de tilleul, spécialité du nord de la France, s'annonce également "honorable".

Pour le tournesol, la situation est contrastée. Elle est bonne dans le Sud-Ouest mais s'annonce plutôt faible dans l'Ouest (Charente et Deux-Sèvres). Quant au colza, la miellée serait mauvaise, annonce Bernard Saubot, responsable de la maison Bernard Michaud, premier conditionneur de miel en France.

Sécheresse ou non, la production de miel ne cesse de diminuer en France, un des principaux pays producteurs européens avec l'Espagne et l'Italie, la récolte étant passée de 32.000 tonnes en 1995 à 25.500 tonnes en 2004, selon un audit réalisé par l'Oniflhor.

La mortalité des abeilles imputée au Gaucho, insecticide pour le maïs et le tournesol, expliquerait l'hécatombe, selon des apiculteurs mais dans les régions où ces plantes ne sont pas cultivées, les abeilles meurent également...  

En 2004, la France comptait de 1,35 million de ruches, chiffre stable sur dix ans, et 69.230 apiculteurs contre plus de 84.000 dix ans plus tôt, selon l'Oniflhor.

Commentaires

dimanche 03 septembre 2006

RiPPeR dit :ah ben non

va falloir arrêter de faire des savons parfumés au miel, sinon je ne vais plus rien avoir mettre sur mes tartines  

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