Mis à jour 03/08/2014 08:45 - Crée le 08/01/2010 15:15

Neige et intempéries janvier 2010

L'Asie et l'Europe n'ont  pas connu  une telle vague de froid depuis plusieurs dizaines d'années.

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Quand l’Europe et l’Asie grelottent, c'est tout une organisation qui se grippe. Au Royaume-Uni, les avions sont cloués au sol, les écoles fermées et les rencontres sportives reportées. A Séoul et Pékin, les trains sont bloqués par la neige et les fleuves gelés… Selon les météorologues, l’Europe n’a pas connu une telle vague de froid depuis près de 30 ans. Les températures avoisinent les -15°C en Ecosse et les -19°C en Allemagne. Dans le centre de la Chine, où le thermomètre flirte avec les -32°C, il n’avait pas autant neigé depuis plus de 60 ans.

Doit-on y voir une manifestation du dérèglement climatique ?
Les événements climatiques quels qu’ils soient n’ont pas de sens s’ils sont pris individuellement. Le climat est, par nature, tout à fait aléatoire. Toutefois si un phénomène se reproduit fréquemment et augmente de façon significative, on pourra l’interpréter comme un signe de changement climatique.

Un refroidissement significatif de l’Europe et de l’Asie reste un scénario improbable. La thèse d’une hausse globale - et non d’une baisse - des températures est désormais communément admise dans les cercles scientifiques. L’idée d’une vague de froid durable et d’une glaciation de l’hémisphère Nord est un défi au bon sens.

Le nord-ouest de l’Europe pourrait toutefois subir un refroidissement momentané des températures si le Golf Stream, courant marin chaud partant du golfe du Mexique vers le nord de l’Atlantique, venait à s’interrompre. La disparition de ce courant provoquée par la fonte des glaces, l’augmentation de la température des océans et la diminution de la salinité de l’eau, bouleverseraient profondément la vie sous-marine.

Reste que l'Europe est particulièrement touchée en ce début d'année par la vague de froid sibérien.

Météo France prévoyait une reprise des averses de neige  pouvant atteindre jusqu’à 40 cm.

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Le reste de l’Europe, épargné par les abondantes chutes de neige, subit néanmoins un froid parfois extrême comme en Norvège, où le mercure est descendu à -41º à Roeros, par ailleurs une agglomération plaisante,( un plus bas depuis 1987). Le pays, pourtant habitué aux basses températures, rencontre quelques problèmes de transports.

À La Haye, quelque 1.400 personnes ont patiné sur un lac gelé, une opportunité rare ces dernières années.

Bénéficiant de températures plus clémentes, le centre et le sud de l’Europe souffrent de la pluie. En Hongrie, les températures comprises entre -4º et zéro degré transforment l’humidité en verglas dans le sud, causant de nombreux retards dans les transports. La neige, qui recouvre le pays par ailleurs ne pose pas de problème majeur.

En Italie, des pluies torrentielles ont gonflé les eaux du Tibre, faisant craindre des inondations à Rome.

L’Allemagne, où les températures stagnent entre -2º et -15º, a reçu d'abondantes chutes de neige. La neige qui devrait également toucher la Belgique, où une pénurie de sel d’épandage menace.

(D’après AFP)
 

Le petit âge glaciaire

Entre le 14e et le 15e siècle, l’Europe occidentale est balayée par une période de froid extrême, que les climatologues appellent le "petit âge glaciaire". L’hiver 1709 est particulièrement violent : à Paris, on enregistre des températures allant jusqu’à -30°C. La Seine, comme tous les cours d’eau du nord de l’Europe, est prise dans les glaces, le vin gèle dans les verres, le parfum dans les flacons. La famine sévit sur tout le territoire et provoque des centaines de milliers de morts. Les climatologues attribuent cette période à une baisse de l’activité solaire.

 
Source : Des voyages, de la Géographie... Victor-Adolphe Malte-Brun (1851)

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