Il est plus petit que le frelon européen mais bien plus dangereux pour les abeilles et parfois les humains. Le frelon asiatique est facilement identifiable : alors que l'européen possède un abdomen entièrement jaune, celui de l'asiatique est à dominante noire, avec un seul anneau jaune-orangé.  Ses pattes sont jaunes et son corps plus petit que celui du frelon de nos campagnes  (l'adulte mesure entre 2,5 cm et 3 cm)   mais il ne faut pas s’y fier car cet insecte est aussi dangereux que le frelon européen. Il a déjà fait 2 morts dans le sud de la France et attaqué et blessé plusieurs personnes.

Après avoir été signalé et observé dans les départements de la Gironde, du Lot-et-Garonne et de la Dordogne en 2006 puis en Charente-Maritime, en Aveyron et dans le Tarn, ainsi que dans la ville de Montpellier en 2007, c’est maintenant dans la capitale  en 2016 que deux nids ont été découverts.

Ces insectes ont une capacité de reproduction très importante. Si le climat est favorable, il y en a plein. 

Une menace massive et directe pour nos abeilles

Le frelon asiatique est originaire de Chine, d’Afghanistan et d’Inde . Pour nourrir ses larves, les adultes capturent mouches, guêpes et abeilles, essentiellement domestiques. Ils peuvent tuer une colonie entière d’abeilles.

Or, si dans ces pays les abeilles cohabitent avec le frelon asiatique du fait d’une évolution conjointe qui leur à permis de trouver des systèmes de défense, ce n’est pas le cas chez nous, les abeilles n’ayant pas eu le temps de trouver des stratagèmes contre ce prédateur.

Ville et campagne

Cet insecte est aussi bien citadin que fléau des campagnes : Le nid peut être dans le sol, dans les arbres, sous les avant-toits de maisons, sous des tables de jardin... Il a la particularité de coloniser les zones urbaines et les rivières pour l'eau qui lui sert à fabriquer ses nids. Pour cette raison il arrive qu'on le trouve même dans les égouts ! Supérieur en nombre, ses nids sont constitués de milliers d’individus alors que ceux des frelons d’Europe n’en comptent que quelques centaines.

Invasion

En 2004 on avait observé 1 nid mais nous étions passés à 2000 dans la région de Bordeaux en 2007. Il y en a sans doute cette année plusieurs milliers en Gironde, autant en Dordogne et la population  peut passer la frontière d’un département par an dans le sud de la France.

Il était implanté dans plusieurs départements d'Aquitaine et de Midi-Pyrénées, dont les Hautes-Pyrénées en 2010. Depuis, il a infesté une quarantaine de départements et progresse de 100 kilomètres à chaque saison. A ce rythme, il sera à Paris dans 2 à 3 ans et pourrait bien coloniser une bonne partie de l’Europe.
 
(Photo : Nid de Vespa velutina Frelon Asiatique au sommet d'un platane a Saint-Laurent-Le-Minier Gard, France )

Source : WikiCommons Auteur : Fredciel)
 

Préjudice économique et écologique

Les abeilles jouent un rôle important dans la survie des végétaux grâce au travail de pollinisation qu'elles assurent, en particulier pour plus de 20 000 espèces de plantes en Europe dont 40 % sont des fruits, des légumes ou des oléagineux.
Depuis que ce frelon est arrivé, les autres espèces locales sont beaucoup plus agressives avec les ruches  d'abeilles car elles manquent de nourriture.

Selon les spécialistes, le nombre de prédations faites sur les abeilles par le frelon asiatique ne serait pas forcément plus élevé que celui du frelon européen. Mais il se pourrait que la cohabitation entre les deux frelons débouche sur la disparition progressive du frelon de type européen.

Et comme la vitesse de reproduction du frelon asiatique inquiète aussi (on a dénombré jusqu'à 10 à 12 nids près d'Agen, distancés d'un mètre les uns des autres et répartis sur trois arbres), le frelon asiatique reste sous étroite surveillance dans les mois à venir.

Ce prédateur inquiète beaucoup les apiculteurs

Après les pesticides qu'ils accusent de détruire leurs abeilles, après le Varroa, acarien asiatique parasitant mortellement leurs ruches… et alors qu'aujourd'hui se confirme un réchauffement planétaire qui bouleverse températures et climats faisant que, cette année, la Finlande a récolté du miel comme jamais… tandis qu'en France, le tonnage s'effondrait à moins de 20.000 t contre 32.000 voilà 10 ans… Il ne leur manquait plus que ça, aux apiculteurs… Le débarquement en force d'un nouvel ennemi s'annonçant redoutable : Vespa Velutina.

Le frelon asiatique est un tueur d'abeilles, grand prédateur de « l'apis mellifera ». Habituellement basé au sud de l'Inde, en Chine, Thaïlande ou Malaisie, mais dont la progression est désormais fulgurante à travers le Sud-Ouest il est probablement arrivé à bord de cargaisons de bois ou de fruits exotiques aux alentours de 2004.  Identifié avec certitude en 2005 à côté de Nérac (47),  il a en effet colonisé en un rien de temps la Gironde, les Landes, le Lot-et-Garonne, la Dordogne, la Charente-Maritime… Et au-delà de l'Aquitaine, ce sont aujourd'hui tous les départements limitrophes qui sont donc concernés par l'extension de ses implantations. D'où l'inquiétude aussi dans les Hautes-Pyrénées. Ils dévorent le raisin, les figues et s'attaquent aux abeilles ». En effet, le ballet des frelons autour des ruches est incessant. Ils guettent, chopent et emportent les malheureuses dans leur antre. C'est incroyable de les voir opérer, ceux qui ont le culot de se poser sur la ruche sont rapidement pris à parti par les travailleuses du miel, mais le frelon n'est pas idiot… il préfère agir en vol. C'est ainsi que les colonies de frelons arrivent à détruire des ruches entières.

Piéger les frelons asiatiques

Un piège à frelon

 

Pour mieux dessiner la prolifération de la bestiole et tenter de limiter son invasion, la population est appelée à participer à la campagne de recensement par canton.

Un « agent recenseur » du frelon asiatique est désigné par secteur cantonal, avec la mission de faire remonter les observations de la population vers les services vétérinaires.  La propagation du fléau est homogène  mais concerne surtout les bassins hydrogéologiques autour de la Garonne, du Lot, de la Baïse, du Gers et de leurs affluents car le frelon asiatique aime l'eau.

Une piste est privilégiée pour tenter de limiter la prolifération du prédateur d'abeilles: piéger les «reproductrices». Seules à pouvoir passer l'hiver quand la colonie périclite à l'automne, elles assurent la prolifération de l'espèce.

Février-mars est la période idéale pour piéger les fondatrices. Elles sortent en effet de leur «hivernage» et sont en quête de sucre avant de trouver le lieu, près d'un point d'eau, où installer un nid et donner naissance à une nouvelle colonie.

Dans la ville de Rochefort, ce sont deux apiculteurs qui ont imaginé un piège afin de capturer uniquement les frelons sans piéger également les abeilles : « On utilise une caisse en matière plastique, un couvercle avec des trous dans lesquels on place des tubes en cuivre de 18mm de diamètre et de 3,5 centimètres de hauteur », explique l’un des deux hommes, ajoutant : « Les frelons asiatiques entrent par les trous et ne peuvent plus ressortir ». En quatre jours, ils ont capturé 515 frelons.

Une fabrication à plus grande échelle de  ces pièges pourrait être mise en oeuvre.

Les études menées  par l'INRA montrent qu'il peut s'adapter à 50 % du territoire ce qui lui laisse de la marge. Il a trouvé chez nous des conditions écologiques favorables. Il n'a ici aucun concurrent sérieux. Le frelon européen qui le combat parfois ne fait pas le poids. Les nids du Vespa Velutina comptent plusieurs milliers d'individus (contre quelques centaines pour le frelon européen) et l'activité des communautés se poursuit jusqu'à fin novembre.

Le frelon asiatique pourrait vivre aisément dans 50% de l’hexagone. Il s’attaque aux abeilles à la sortie des ruches  et peut détruire 80 % de la population des ruches d'un apiculteur sur un emplacement.

En cas d'observation de  nid de frelons asiatiques, contactez votre municipalité et les pompiers.

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